Jour 163 La ville des fleurs
De la côte marine, je suis monté aujourd'hui dans les montagnes. À l'endroit où on dit que c'est le seul endroit au Vietnam où l'on ne transpire pas facilement. Juste avant...


Publié: 20.09.2017





















Da Lat n'est pas seulement connue pour ses fleurs, mais aussi pour ses activités de plein air telles que le VTT, la randonnée ou le canyoning. C'est d'ailleurs pour le canyoning que je suis venu ici. Une autre voyageuse quelque part en Thaïlande m'en avait parlé et j'avais absolument envie d'essayer. Le canyoning consiste à descendre le long de parois rocheuses et de chutes d'eau en rappel. Ça a l'air fun.
Après que mon groupe a été équipé de matériel, comprenant une combinaison en néoprène, un harnais, un casque et des gants, nous avons reçu une introduction théorique au rappel. Une fois la théorie assimilée, nous avons pu montrer à une paroi d'entraînement si nous avions bien compris et acquérir nos premières expériences de descente en rappel. Il semblait que j'étais le seul de notre groupe à avoir un peu d'expérience dans ce domaine. Les exercices m'ont donc paru faciles. Une fois que tout le monde s'est senti plus ou moins à l'aise sur le mur d'entraînement, nous avons marché dans la forêt jusqu'à notre première paroi rocheuse. Il fallait descendre en rappel de près de 18 mètres à côté d'une chute d'eau, puis se laisser emporter par le courant du fleuve. C'était un grand plaisir.




Malheureusement, il s'est aussi avéré que cette activité comporte certains risques. Après un faux pas sur le mur, une participante se plaignait de vives douleurs au pied. Elle a dû être transportée à l'hôpital, suspectée d'avoir un pied cassé. Un petit choc pour le groupe, mais nous voulions tous continuer.
Après un léger déjeuner, nous avons continué à patauger dans le fleuve jusqu'à ce que nous atteignions une petite chute d'eau. Celle-ci avait une structure naturelle permettant de l'utiliser comme toboggan. Nous avons donc glissé le long de la chute. Ceux qui étaient assez courageux pouvaient aussi glisser à l'envers. Sans aucun doute, je devais essayer.




Après ce bain rafraîchissant, nous sommes arrivés à la deuxième paroi, où nous devions descendre en rappel de 15 mètres. Cette fois, tout s'est bien passé et nous n'avons eu d'autres blessés à déplorer. Petit à petit, tout le monde a commencé à gagner en courage et en confiance, ce qui a permis d'accélérer le processus jusqu'à ce que tout le monde soit en bas.


Après le rappel, nous sommes arrivés à la prochaine chute d'eau. Celle-ci avait un bassin suffisamment profond pour sauter pour ceux qui le souhaitaient. Il y avait 3 niveaux : 7 mètres, 9 mètres et 11 mètres. Pour commencer, nous devions tous sauter de 7 mètres. Ceux qui le désiraient pouvaient tenter un second saut d'une autre hauteur. Les hommes de notre groupe voulaient tous sauter de 11 mètres, tandis que les femmes se contentaient de nous regarder. Pour sauter de 11 mètres, il fallait prendre un peu d'élan car il fallait sauter par-dessus une petite falaise qui avançait d'un mètre. Cela nous a tous posé plus de soucis que la hauteur elle-même. Mais quand le premier a sauté, il avait tiré le plus petit bâton, nous avons vu que ce n'était pas un problème. Et ainsi, nous avons tous sauté. Nous avons pris tellement de plaisir que nous avons voulu sauter une seconde fois.



Le final s'est ensuite déroulé à la dernière chute d'eau, appelée la machine à laver. Nous devions encore descendre en rappel de 15 mètres, mais la paroi ne mesurait que 4 mètres ; le reste devait se faire en se laissant glisser librement dans la chute d'eau. À la fin, on est avalé par la chute et éjecté par un passage plus étroit. On est alors assez secoués, comme dans une machine à laver. Quel plaisir.




Après une dernière photo de groupe, c'était malheureusement déjà fini. J'aurais aimé continuer un peu plus.



Mais il est bien connu qu'il vaut mieux s'arrêter quand c'est le plus amusant.
