8. Une multitude de nouvelles impressions et un adieu à un corps
Je suis très impressionné, j'acquiers de nouvelles perspectives et il y a un adieu digne au corps d'Udo…


Publié: 10.02.2026
Le réveil sonne, je quitte le lit à contrecoeur - d'une manière ou d'une autre, je n'ai pas pu m'endormir… Une douche rapide, une très courte tasse de thé au bord de la mer, et hop sur le scooter en direction du temple ! Avant tout, je dois d'abord vider mon « grand » sac à dos (30l) - il faut bien que je transporte les cendres…?
J'apprécie le trajet, il n'y a encore presque personne sur la route, c'est - enfin ! - relativement silencieux. Heureusement, hier, j'ai réussi à marquer un endroit !
Quelle merveilleuse matinée que j'aurais ratée sans le réveil - je le dis : tout est toujours bon pour quelque chose !
Très « allemand » avec mes manières, j'arrive 10 minutes trop tôt au temple, seule bien sûr… L'atmosphère est si paisible, quelques (très petits) poulets grattent à l'ombre à quelques mètres. Je regarde autour de moi, c'est un vaste complexe avec plusieurs bâtiments. Tout à coup, je réalise qu'en réalité personne n'a dit où exactement je devais récupérer les cendres…? J'imagine que je suis au bon endroit au crématorium, et, comme prévu, à 8 heures, l'employé de la veille arrive. Il me salue chaleureusement et dépose les cendres avec des morceaux d'os (& « non organiques » comme des morceaux d'un genou artificiel, ce que m'explique l'homme) sur un grand tissu blanc préparé. Il émiette les fleurs apportées, et je peux prendre congé dans le silence et à mon rythme, en laissant les pétales tomber dessus. Je pense aux quelques moments avec lui qui me restent en mémoire (pour certains, je ne suis pas sûre qu'ils ne soient pas plutôt des « souvenirs racontés » à cause des photos), en espérant qu'il va bien maintenant…
Le tissu est noué, et également emballé dans le tissu apporté. Les deux vont ensuite dans un sac, puis dans mon sac à dos. Ce qui ici ne semble absolument choquer personne. Imagine ça en Allemagne, inimaginable en Deutschland…!
Sur le chemin du retour, je m'imagine qu'à la place du sac à dos, il est derrière moi sur le scooter, et je dois sourire : nous roulons donc réellement ensemble à travers Koh Phangan - si quelqu'un me l'avait dit ! Sans parler des circonstances…
Les restes mortels d'Udo reçoivent ici sur place des pièces de monnaie rituelles (je n'avais bien sûr encore une fois aucune idée, et « pas assez » de petite monnaie (quoi que cela veuille dire), l'argent allemand n'était pas acceptable). Une employée se procure beaucoup d'autres pièces, mais ne veut absolument pas accepter le petit billet que je lui tends avec remerciement. Une sorte de parfum est également versée dessus, et après que je reçoive une poignée du mélange, le paquet est à nouveau ficelé. Kem, sa collègue et moi allons à la mer, et alors que le paquet y coule, je souffle ma poignée au vent - et prends congé pour la dernière fois…
