Chiens de sauvetage en action
La tension était grande. Dès hier, les premières équipes canines sont arrivées au col et y ont passé la nuit. Ce matin, une tension professionnelle régnait. Après...

Publié: 04.10.2021










Après une nuit dans le WOMO battu par la tempête, je prends les choses tranquillement. Le brouillard est toujours épais comme une tempête et il neige finement. La veille, je m'étais déjà battu avec le super compliqué formulaire de localisation des passagers de l'UE (EU-PLF) en prévision du contrôle imminent.
Peu avant 10 heures, je me mets en route. Hier soir, le sort en a décidé. Je m'en vais en Istrie et je visite aussi le golfe de Kvarner. La prochaine étape s'appelle Cavallino-Treporti. Le camping Baia Holiday est ouvert jusqu'en janvier !
Dans le brouillard dense, je m'avance vers la douane. Naturellement, elle est déserte – j'aurais donc bien pu me passer de tout le tracas avec le EU-PLF. À la place, un souvenir d'hier me revient à l'esprit. J'étais sur un parking du côté suisse du col, lorsque un Skoda OCTAVIA break est arrivé par le côté italien. Il était complètement chargé, l'essieu arrière devait être près de la limite de charge. Le passager de jeunesse se hisse hors de son siège, s'approche de moi avec des yeux vitreux et m'affiche un grand sourire : « Tu viens d'où, peux-tu me poser une question ? ». Bien sûr qu'il peut, on doit aimer les gens 😊 « C'est ici que les douaniers contrôlent ? Parce qu'on a un peu trop d'alcool avec nous ! » Je peux le rassurer et, titubant joyeusement, il s'en va. Eh bien, Schengen, libre circulation pour citoyens libres.
Le côté italien du col est très bien aménagé et je suis rapidement à Aosta. De là commence une étape de transfert classique qui traverse l'Italie. De vastes champs, des paysages industriels, le traditionnel brouhaha autour de Milan et 300 km sous une forte pluie. Je suis accompagné acoustiquement par Aretha Franklin et Adrian Stern.
Je suis donc reconnaissant lorsque, vers 17h, la destination apparaît devant moi. Je suis très cordialement accueilli. Le WOMO est rapidement installé et ensuite, il est temps de prendre le bain obligatoire dans la mer. « On appelle ça un petit bain » disent ceux qui ont testé le lac de Lungern. Puisqu'il fait déjà presque nuit, il n'y aura cependant pas de baignade par précaution. Par contre, je vais sous une douche chaude et ensuite dans le WOMO confortable pour une longue soirée cinéma.
Et demain ? Venise ? Baignade ? Fainéantise ? Qui sait !
