Jeudi, 7.3.19
Aujourd'hui, je suis retourné travailler à l'école et j'étais très heureux ! Les enfants sont plus calmes là-bas et très reconnaissants quand tu joues avec eux. Aujourd'hui,...


Publié: 13.03.2019














Le temps était malheureusement encore gris et pluvieux aujourd'hui. C'est pourquoi je suis allé ce matin en ville avec Steph et Paul pour m'occuper de quelques affaires de bureau. Aujourd'hui encore, j'ai fait la connaissance d'une personne drôle sur la place du marché. En effet, Ionnis, le Grec. Il a émigré en Afrique du Sud il y a environ 50 ans depuis Corfou. Il nous a tous offert un café. Mais pas un bon café de chez Babette's Coffeeshop, mais un du distributeur automatique de la station-service. Il trouve que c'est mieux et le café chez Babette est trop cher pour lui (café chez Babette : 22 Rands, soit environ 15 centimes). Dans son cœur, il reste toujours un Grec ;-)
Comme Alistair était malade, je suis retourné aujourd'hui à l'orphelinat de Kwanokuthula. Quand je suis arrivé là-bas à 13h30, il n'y avait pas encore d'enfants. Mais enfin, quelqu'un a eu le temps de me montrer un peu le bâtiment et de me faire visiter (mais encore une fois, seulement parce que j'ai demandé). Ils sont en train de rénover un autre bâtiment à côté du bâtiment principal. Ce sera les nouvelles chambres pour les filles. Dans le nouveau bâtiment, elles auront un peu moins d'espace, mais plus d'intimité. Actuellement, environ 10 filles partagent une chambre. Dans le nouveau bâtiment, elles seront toujours deux comme dans une petite cabine, qui est un peu séparée. Je pense que c'est surtout mieux pour les filles adolescentes, de ne plus avoir à dormir avec les enfants de six ans dans la même chambre.
Lorsque les enfants sont ensuite arrivés, ils ont déjeuné. Toujours avant de manger, ils doivent prier ensemble. La nourriture semble de bonne qualité ! Mais encore une fois, c'étaient des portions beaucoup trop grandes pour les petits. Ils ont laissé la moitié de leur assiette. Après le repas, ils avaient un peu de temps pour jouer et à 15h00, ils devaient faire leurs devoirs. Les plus petits, qui n'ont pas encore de devoirs, doivent lire un livre ou dessiner pendant ce temps. La plupart des enfants ont fait leurs tâches avec beaucoup de soin, mais les « care workers » (aides rémunérées) ne s'intéressaient absolument pas aux enfants, mais étaient occupées à faire des coiffures. Une fille avait l'air de faire ses devoirs, mais elle écrivait juste n'importe quoi dans son cahier, car elle n'avait pas compris la tâche. J'ai essayé de l'aider. Malheureusement, je n'ai pas non plus compris la tâche, car le cahier était en « Xhosa ». De plus, la fille n'avait qu'un crayon d'environ 3 cm de long avec une pointe très émoussée, ce qui rendait presque impossible d'écrire correctement. Nous cherchions alors dans toute la maison un taille-crayon, mais en vain...
Lorsqu'elle a dû effacer la tâche mal faite, elle l'a fait avec quelques miettes d'une gomme. Encore une fois, je me suis rendu compte de la chance que nous avons dans nos écoles en Suisse ! Mais aussi de notre manie de vouloir toujours le meilleur équipement et d'ignorer l'ancien. Ma journée de travail s'est terminée à nouveau à 16h00.
