Pareil, pareil mais différent
Bien que les Canadiens soient également des occidentaux, leur culture est pourtant différente. Ici, des règles de jeu légèrement différentes s'appliquent. Par exemple, la...


Publié: 21.01.2020
Avec mes privilèges, je fais partie d'une minorité de tous les habitants de la Terre. Non seulement je peux me permettre de poursuivre mes rêves canadiens, peut-être est-ce aussi simplement une crise de la quarantaine, mais je suis toujours soutenu dans mes délires par Annina. J'ai de la nourriture dans le réfrigérateur, un toit au-dessus de ma tête, des vêtements sur le dos et je suis donc plus riche que 75 % des gens dans ce monde. Mes privilèges m'encouragent à les utiliser et ce serait dommage de ne pas profiter pleinement de la vie, puisqu'elle m'a choisi. Ainsi, je renonce à la vie catholique souffrante dans ce monde, même si nous savons tous à quel point cela peut parfois être difficile. Et malgré toute cette dureté, le corps veut vivre, éclater, danser, crier, pécher, être dans le monde. Si cela manque, alors aucun légume ou yoga n'intercèdera entre le ciel et la terre.
Cependant, pour pouvoir reconnaître et utiliser tes privilèges, deux conditions doivent être remplies. 1. Tu dois te libérer des chaînes culturelles (auto)imposées. Bien qu'une vache ait appris en tant que veau que le fil pince, l'animal de 600 kg peut désormais franchir la clôture sans effort. 2. Les neurotransmetteurs dans le cortex cérébral doivent fonctionner, afin que les dépressions et les états d'anxiété ne t'empêchent pas de profiter de tes privilèges.
Si tu peux lire mon blog, alors tu es tout aussi privilégié que moi. D'une part, tu t'intéresses à moi et d'autre part, tu ne fais pas partie des 2 000 000 000 de personnes qui ne peuvent pas lire.
Je vais maintenant aller profiter du ski dans 5 mètres de neige.
