C'est parti !
Nous avions prévu notre date de départ pour le 30 août. Cela s'est fait ainsi car le patron de Basti a réagi de manière extrêmement cool quand, après seulement 3 mois...


Publié: 29.09.2022










































Vers l'inconnu...
Ma sœur et moi, lorsque nous étions enfants, avions toujours secrètement souhaité être des jumelles. Quand je vivais à plusieurs centaines de kilomètres de là, il y avait la promesse de nous voir au moins une fois par mois, car tout le reste semblait trop long. Et maintenant?!? Lorsqu'elle est partie en France avec sa famille, j'avais l'impression de l'abandonner. Elle m'a dit plus tard qu'elle avait le sentiment de me laisser derrière. Partir n'était pas non plus facile... 😢 Tu me manques chaque jour, Sis !!!
Après avoir difficilement fait mes adieux sur la Côte d'Azur, nous voilà partis pour l'inconnu. Nous voulions aller en Slovénie et en fait, traverser rapidement l'Italie, car on la connaît déjà, mais ça a complètement foiré. À la maison, j'avais lu qu'on ne devrait pas prévoir plus de 400-500 km par jour avec un camper. D'accord? Pour un trajet où l'on traverse déjà l'Allemagne du sud au nord et qui le double, cela semblait raisonnable. Mais bon. « Ceux-là » ont finalement plus d'expérience. Notre vitesse moyenne est également bien inférieure, ce que j'avais jusqu'ici habilement ignoré, et de plus, l'autoroute n'est pas toujours le meilleur endroit pour voir le paysage.
En route pour la Slovénie, nous avons finalement fait 3 arrêts. Le premier encore en France, dans la « Provence Alpes Côte d'Azur », plus précisément à Sillans. J'avais googlé une belle cascade que nous voulions voir. Nous avions initialement prévu de nous garer discrètement, c'est-à-dire de ne pas nous enregistrer sur un terrain de camping, mais ce n'est pas facile avec un énorme « baleineau », ou plutôt nous n’avons pas encore maîtrisé comment trouver les coins tranquilles. Avec le recul, ce n'était pas si mal, car nous avons trouvé un très joli petit camping dans une pinède sur la montagne, où nous sommes restés deux nuits. Donc, nous avons roulé trois fois autour du camping, effectué deux allers-retours pour redresser le camper et le brancher. Oups... L'eau ! Le réservoir des eaux usées est vide, mais nous devons encore remplir de l'eau potable, car nous avons économisé les 120 kg durant le trajet, pour ne pas être surchargés 😅. Donc, une autre tournée pour faire entrer de l'eau dans la baleine et retour à la place. Cela ressemblait à ça les premières fois, et au fur et à mesure, nous devenons meilleurs.
Sur le chemin de la cascade, nous avons découvert deux choses que je tiens à mentionner ici. Une décharge et un grenadier. À la décharge, mon cœur de camionneur de l'époque s'est mis à battre plus fort, car généralement, il y a une balance sur le site. Cela nous intéressait de savoir à quoi ça ressemble chez nous actuellement. Je parle de notre camper ! Je n'avais jamais vu de grenadier, et nous avons pris la liberté de ramasser le plus gros et le plus rouge à des fins d'apprentissage, car maintenant j'ai aussi une mission éducative importante. Je ne suis plus seulement mère mais aussi, en quelque sorte, enseignante - non, mieux encore - fonctionnaire temporaire !!! et cela doit être permis 😉. Pour la cascade elle-même, il y avait un joli petit chemin piéton. Cela se terminait sur une plateforme d'observation, pour prendre de jolis photos touristiques. Malheureusement, ce n'était pas comme prévu, près du bassin en bas, là où nous aurions pu pique-niquer et passer la journée à explorer et à barboter dans les ruisseaux. Mais c'était quand même beau et nous avons rapidement pris notre collation sur la plateforme. Les enfants ont faim quand ils ont faim. Point !
Deux jours plus tard, lorsque nous étions prêts à partir et que nous sommes arrivés à la décharge française, armés d'une note bien rédigée avec notre demande et d'un pourboire dans la poche, un homme assez en colère nous a criés dessus et nous a chassés. J'ai compris cela sans avoir pris une seule heure de français à l'école... Je pense qu'il s'est levé du mauvais pied ou quelque chose comme ça. Qui sait...
En Italie, nous avons dormi à Vérone. Et ici, le stress initial a pris son tribut, ou comme on dit si bien ! Felix avait la fièvre autour de 40°C dans le camper et grognait sur les toits de Vérone. La vue depuis le camper était incroyable !!! J'étais si proche du « balcon de Juliette » et je m'imaginais déjà le regarder m’appeler depuis le haut (tout le monde connaît j'espère Roméo et Juliette). Et j'ai toujours voulu voir un Colisée ou au moins une arène, comme celle de Vérone. Malheureusement, tout cela est tombé à l'eau, et le lendemain matin, nous avons continué pour aller au camp sélectionné en Slovénie, où Felix pourra se rétablir tranquillement, quoi qu'il arrive. S'arrêter sur un parking au château au-dessus de Vérone avec une vue imprenable était hors de question. Pour ajouter à tout ça, notre réservoir d'eau était vide, mais heureusement, j'avais lu quelque part que le parking avait un point d'eau potable, alors j'ai sorti nos jerrycans pliables d'urgence et je les ai consacrés. À droite 10 litres, à gauche 10 litres, et deux fois ça, cela devrait suffire jusqu'en Slovénie. À ce stade, nous avons réalisé que nous devions vraiment réduire la cadence et surtout, ne pas laisser tous les libertés aux enfants, comme se coucher quand ils le veulent. Cela ne leur faisait PAS du bien à eux et à nous.
Au départ, je me suis fermement promis de revenir une fois sans mon mari et mes enfants, afin de tout absorber. Je dirais que cela appelle un voyage entre sœurs 😉.
Au revoir, belle Vérone ! Slovénie, nous arrivons...
