

Publié: 30.11.2025





























Hier, je suis allé dans le désert. J'avais lu qu'il y avait à Tottori une incroyable dune de sable de 16 km de long avec trois crêtes donnant directement sur la mer du Japon, et comme j'avais un pass JR-West pour 5 jours, je me suis dit que c'était l'occasion d'y aller.
Deux heures et demie pour y aller, deux heures et demie là-bas et deux heures et demie pour revenir. Le trajet en train le long de la côte nord avec ses montagnes, ses gorges et ses nombreux petits villages au bord de baies sauvages et profondes valait déjà le déplacement. Puis est venu le désert, et je m'étais vraiment promis de le traverser en montant sur un chameau, mais : Contrairement à toutes les annonces, il n'y en avait pas à l'horizon.
Alors je me suis mis en marche, tout comme des centaines d'autres excursionnistes. Le terrain est immense et impressionnant, il y a encore 100 interdictions : Il est interdit de nager sur cette longue plage de rêve devant les dunes, il est interdit de dessiner dans le sable !!! On ne peut pas emporter de sable ! Et ainsi de suite, mais de toute façon, on peut se déplacer librement partout, et comme le sable est étonnamment dur, il n'est pas difficile de grimper sur toutes les collines et crêtes, de glisser ou de sauter, de voler avec des cerfs-volants ou d'utiliser une sorte de luge en sable pour descendre les pentes. Des classes entières sont poussées par leurs professeurs de sport en haut des pentes, et des groupes se pressent presque au sommet pour prendre leurs selfies et photos.
Les vues des falaises abruptes plongeant vers la mer donnent presque le vertige, mais je dois l'admettre : je suis un peu déçu. J'aime mon désert plutôt intact, et ici il est difficile de trouver un endroit où le sable est si joli, ridé et ondulé, et non détruit et piétiné par des pas. J'ai préféré les dunes de Gran Canaria.
À la toute fin de ma longue promenade, je vois enfin au loin deux chameaux se tenant là, mais en m'approchant, il s'avère qu'aujourd'hui on ne peut pas monter dessus, les animaux étant seulement disponibles pour des photos, 600 yens pour une photo avec votre propre appareil. Les gens font la queue et grimpent sur les marches, s'installent laborieusement sur le siège de l'animal et se laissent prendre en photo radieux deux secondes. Je décline poliment, c'est dommage en fait, ça aurait sûrement été drôle et j'aurais adoré m'asseoir un moment sur ce cheval à bascule du désert !
À la place, je retourne à Kinosaki et je m'assois encore un peu sous la cascade fumante dans le bain chaud.