Semaine 2 - Zanzibar
Jeudi avant midi, il fallait dire au revoir à Severin et à l'équipe de Teddys Home Hostel. Dans le chaos routier de Dar es Salaam, nous avons réussi à atteindre le port à...


Publié: 08.12.2018
Et puis, lorsque la mer ne reflète plus toutes les teintes turquoises comme quelques heures auparavant, lorsque le soleil s'approche lentement de l'horizon et que la mer se retire lentement, ils prennent le large. Dans de petits bateaux, ils sont amenés à leurs navires. Loin au large, ils sont à l'ancre. Combien de navires il y a, il est difficile de le dire. Aujourd'hui, j'en ai compté 51. Pendant la journée, les voiles enroulées autour des mâts sont aplaties sur le navire, attendant leur retour. Beaucoup semblent nager qu'avec peine et difficulté.
Lorsque la voile trouée est déployée et hissée par la force des hommes, ils prennent la mer. Vers le coucher du soleil.
Au lever du soleil, on les revoit. Les nombreux navires avec leurs voiles déployées qui font cap sur la terre. S'ils sont assez proches, on entend leurs cris. Chants triomphants après leur raid de pillage. De retour sur la terre, ils étalent leurs trésors.
Ils vendent ce qu'ils peuvent vendre puis se reposent. Car dans quelques heures, lorsque le soleil se rapproche de nouveau de l'horizon, ils prendront de nouveau le large.
Les pêcheurs de Pemba, qui perturbent les eaux devant Kizimkazi pendant trois mois. Intrépides la nuit, ils sont avec leurs petits bateaux en bois et leurs voiles trouées, sans lumière, loin dans l'océan Indien. Comment ils parviennent à attirer les gros poissons ou même des requins restera pour moi un mystère. Peut-être est-il vrai ce qu'on raconte ici dans le village. Peut-être que je les ai vus. Peut-être sont-ils réellement des pirates....
