Je me trouvais maintenant juste devant la décision de regarder un autre épisode de la bonne vieille série américaine 'Friends' sur notre accès Netflix de notre AirBnB en périphérie de Punta Arenas, ou... d'écrire un autre article pour le blog. D'accord, vous avez gagné ! Et puisque Helmut vient de sauter sous la douche, je peux même exceptionnellement mettre les mots en ligne avec l'ordinateur portable et je n'ai pas à me battre avec mon téléphone avec la technique des 2 doigts. Si le texte devait donc être un peu plus long aujourd'hui : vous comprenez déjà pourquoi ! ;o)
Pour faire le point : nous sommes ici depuis hier, à la pointe sud de notre voyage. Punta Arenas est juste en face de la Terre de Feu. De là, on peut voyager vers l'Arctique, il fait assez frais pour l'été, c'est vert, vallonné, avec une belle vue sur la mer. Pourquoi de nombreux voyageurs de Patagonie viennent-ils ici ? Punta Arenas a un aéroport qui permet de rejoindre le nord ou le centre du Chili, ce qui serait impossible en voiture ou en bus à cause de l'eau (= fjords). C'est aussi notre plan, nous volons demain à Santiago pour passer notre dernier week-end au Chili à Valparaiso, avant que le prochain vol nous ramène chez nous, à Hanovre, dimanche matin.
Le lecteur fidèle sait : nous nous sommes récemment signalés de Puerto Natales, des Torres del Paine. De là, nous avons fait un détour par El Calafate en Argentine, car nous voulions visiter l'un des rares glaciers encore en croissance. On peut facilement traverser la frontière en bus en 5,5 heures chaque jour. On peut également revenir sans problème, à condition de A) réserver un bus assez tôt. (Nous avons dû, juste après être arrivés à Calafate à la nouvelle gare routière sur l'ancien aérodrome, tout reprogrammer. Le bus prévu pour dans 3 jours était déjà 'completo'). Et si on B) surmonte bien toute la paranoïa des contrôles chiliens à la frontière (ils font en fait sortir tous les bagages et les sacs à main du bus à leur petit passage de frontière dans la pampa et les font passer à travers un contrôle. On ne sait jamais, quelqu'un pourrait ramener une pomme à travers la frontière).
À El Calafate, nous avions aussi réservé un logement via AirBnB et c'était vraiment génial. Nous avions un petit appartement pour nous avec une vue magnifique sur le Lago Argentino, avec des flamants et d'autres oiseaux amusants dans le jardin... Et le plus agréable dans ce logement était en fait les propriétaires : des Argentins résidant principalement à Buenos Aires, qui se sont donné pour objectif de rendre le tourisme local plus accueillant et plus personnel. Très charmants, très bavards. L'un des soirs, nous avons été invités à dîner. Très délicieux, très divertissant. Nous étions un peu malades. Les randonnées, la sueur, le vent froid... Mais pour se reposer, il n'y avait vraiment pas de meilleur endroit. En dehors de la visite du glacier, El Calafate offre d'ailleurs des possibilités limitées (shopping touristique, le bar de glace du glacier, je ne me souviens plus d'autre chose). Dimanche, donc, notre dernière visite touristique : la visite du glacier Petit Moreno. Je vous épargne les détails de la malchance d'arriver avec un bus mal organisé au glacier et de le voir là-bas avec environ 5000 autres personnes. Mais ! Mais ! Le glacier nous a impressionnés malgré tout. Nous avons pu nous approcher assez près en bateau. Et là, se tenaient tout à coup des masses de glace devant nous, 70 mètres de haut, en bas de l'eau bleue, au bord des montagnes brunes, au-dessus le ciel bleu. Avec le soleil qui montait, on entendait le bruit fort de fissures, semblable à un tonnerre. Et soudain, des morceaux plus petits ou de grandes colonnes de glace tombaient dans l'eau. Le glacier se détache. Je vais vous montrer quelques photos de tout cela.