Voyage de week-end à Belo Horizonte
Rendez-vous au hostel vendredi matin à 04h30. J'ai mis quelques vêtements et des provisions dans la coccinelle d'Oli et nous sommes partis en direction de Belo Horizonte, la...


Publié: 13.03.2024
Après presque 4 semaines à Rio et un dernier petit déjeuner sur le balcon de l'auberge, les affaires ont de nouveau été fourrées dans le sac à dos, car il fallait se rendre à la gare routière dans le Centro et de là continuer vers São Paulo. Une dernière fois, la lourde porte en métal a été fermée à clé et, pendant un moment, j'ai ressenti une sorte de mélancolie. Ce lieu, ce morceau de calme et de vitalité au cœur de la métropole grouillante, a pourtant semblé, le temps d'un instant, comme un chez-soi. Une oasis de détente et de régénération durant les journées plutôt fatigantes du carnaval. Un lieu d'échange et de communication après des heures d'exploration sans fin à travers la ville, et des lieux de fiabilité et de constance au milieu du chaos qui se présente ici à chaque coin de rue.

Arrivé à la gare routière, j'ai acheté un billet pour 75 R$ (environ 14 euros) et monté dans le très confortable, mais malheureusement encore trop climatisé, bus à impériale. Le problème de la climatisation devait cette fois être corrigé avec une veste et un pantalon long, ce qui s'est avéré être la bonne décision après seulement un court laps de temps dans le bus. Pour le trajet de 430 km, 6 heures étaient prévues et nous avons commencé à nous déplacer après une courte attente. Après un trafic plutôt lent pour sortir de la ville, la vue à travers la fenêtre s'est révélée assez intéressante : des collines verdoyantes à perte de vue, interrompues par des petites agglomérations et des terres agricoles. Des champs inondés, des camions complètement chargés, quelques maisons cossues au milieu de vastes étendues, du bétail, des moutons et d'innombrables monticules de termites complétaient le panorama qui défilait sans cesse. Après environ 7 heures de route, nous avons atteint les limites de la métropole, et le paysage précédemment décrit s'est transformé en une mer de béton et de gratte-ciels. Je suis curieux de voir ce que ce monstre a à offrir.
