Nafplio
Mercredi, 31.05.2023 Aujourd'hui, il y a un marché à Nafplio. À 8h50 précises, nous sommes à l'arrêt de bus et le bus arrive avec seulement 6 minutes de retard. Il n'y a pas...


Publié: 03.06.2023

































Jeudi, 01.06.2023
Aujourd'hui, nous avons un trajet un peu plus long devant nous, nous voulons traverser le pays à travers les montagnes en direction de la Mani et en profiter pour visiter Sparte. J'ai quelques inquiétudes, car j'ai tendance à m sentir mal sur les routes très sinueuses, mais ces inquiétudes sont infondées. La route est vraiment bien aménagée, pas du tout comparable aux autoroutes du sud de l'Italie ! Nous montons rapidement, passant devant des rochers escarpés, sur le bord de la route, le laurier-rose fleurit abondamment, puis à mesure que nous gagnons en altitude, il est remplacé par le genêt en fleurs jaunes. Bien que des filets soient tendus sur les parois rocheuses pour attraper les chutes de morceaux de rochers, certains parviennent quand même jusqu'au bord de la route, ce que je trouve un peu inquiétant. Soudain, nous voyons un peu plus loin sur la route quelque chose qui rampe : une tortue ! Je demande à Martin de s'arrêter, il hésite un moment entre la vie de la tortue et le risque de recevoir un rocher sur le toit, mais il finit par opter pour la tortue. Il s'arrête et je fais demi-tour et je crois que les tortues seraient de bons sismographes, avant même que je ne l'atteigne, elle commence déjà à se rétracter. Je la porte au-dessus de la route un peu dans les buissons, pour la remercier, elle me fait un petit bruit, mais je lui passe l'éponge... Nous traversons de très petits villages charmants qui donnent une impression très propre et ordonnée. Juste avant Tripoli, nous arrivons sur un plateau, qui est abondamment verdoyant, une image très différente de celle d'avant. Après un moment, nous atteignons Sparte, qui nous intéresse en raison de son importance historique (voyageur, tu viens à Sparte et ainsi de suite...) les fouilles sont intéressantes, mais rien de révolutionnaire et nous sommes plutôt déçus par la « nouvelle » Sparte, il y aurait vraiment moyen de faire mieux. La place désignée comme la plus belle de la ville, devant l'hôtel de ville néoclassique, n'est certainement pas plus belle que le terrain de sport à Ettlingenweier!
À 6 kilomètres de Sparte se trouve la ville en ruine de Mystras. Au 13ème siècle, c'était un centre culturel et plus tard même la capitale. Après de nombreux pillages et destructions, Mystras a été abandonnée et une nouvelle ville a été construite sur le site de l'ancienne Sparte. Si nous avions fait des recherches adéquates auparavant, nous aurions pu conduire jusqu'à l'entrée de la ville en ruine et la visiter. Ainsi, nous marchons de l'actuel Mystras, qui ne se compose que de quelques maisons et tavernes, sous la chaleur de midi en montant la route (cela ne peut pas être bien loin, allez, encore ce virage là-bas) et sommes très fatigués et épuisés lorsque nous arrivons à l'entrée. La ville est répartie sur 300 mètres d'altitude, nous devons bien sûr aussi payer l'entrée et nous décidons donc de renoncer, prenons quelques photos de l'extérieur et commençons notre descente.
Pour notre lieu de nuitée d'aujourd'hui, nous avons choisi la plage de Valtaki. Là se trouve l'épave du navire Dimitrios, qui, lors d'une tempête en décembre 1981, s'est détachée dans le port de Gythio et s'est échouée sur la plage de Valtaki. Elle y reste donc depuis, rouille et devient un motif photographique populaire. Derrière la dune, sur la plage, il y a un simple parking dans le sable (donc pas un espace réservé), où plusieurs camping-cars sont déjà stationnés et nous nous y garons simplement et nous sentons jeunes, sauvages et libres... Juste à côté, il y a un joli restaurant que nous prévoyons de visiter ce soir...
