Haut dans les Pyrénées (8.-18.6.22)
Après les douces collines de la région de La Rioja et la plaine désertique de Navarre, nous nous réjouissons de retrouver des montagnes plus hautes et plus escarpées. Aínsa Dans...

Publié: 05.07.2022


































Il s'est déjà écoulé un certain temps depuis notre dernière publication. La raison en est que nous sommes actuellement assez tendus. Nous ne savons pas quand et comment notre voyage va se poursuivre. Le Bikebär (notre bus) est resté à Tours sur la Loire et a été remorqué dans un garage Opel. Malheureusement, personne ne s'est encore donné la peine de regarder le bus de plus près.
Mais revenons à l'essentiel :
Sur des chemins escarpés
Après notre dernier arrêt dans les Pyrénées espagnoles, nous nous dirigeons vers Gavarnie du côté français de la montagne. De là, nous entreprenons une randonnée de trois jours le long de la frontière franco-espagnole. Nous avions en fait prévu de bivouaquer, mais comme des orages sont annoncés, nous décidons de passer la nuit dans deux des nombreux refuges de la zone frontalière. Les refuges sont des cabanes gardées, équivalentes à nos refuges SAC. La nuit, un violent orage secoue les murs du refuge de Bujaruelo, notre première nuitée. Nous sommes vraiment heureux d'avoir décidé de ne pas bivouaquer.
D'un point de vue paysager, les Pyrénées centrales nous plaisent beaucoup. L'environnement alpin nous rappelle beaucoup les Alpes, à la différence que tout est beaucoup plus isolé. On marche pendant des heures sans voir un seul bâtiment. Notre parcours nous amène à travers des rivières de tailles variées, qu'il faut franchir sans pont. Les marquages de chemin sont parfois présents, parfois absents, de sorte que nous marchons parfois simplement dans la direction du ciel.
La panne
De retour à Gavarnie, nous nous préparons pour le long trajet vers Stockholm. Nous avons acheté des billets pour le festival Lollapalooza et avons une semaine pour parcourir la distance. Ce n'est en fait pas un problème. Le premier jour de route, nous avançons bien et arrivons le soir à Tours. Le matin suivant, nous devons faire le plein et, dans la file d'attente avant la pompe à essence, nous éteignons le moteur... mais il ne redémarre plus. Même le service de remorquage ne voit pas de solution rapide et nous amène le BikeBär au prochain garage Opel.
Lollapalooza
Le garage nous informe qu'il ne pourra examiner le bus qu'au plus tôt dans 8 jours (donc le 4.7.). Nous décidons de prendre l'avion pour Stockholm au lieu de nous morfondre à Tours.
Le festival nous fait changer d'idées. Il se déroule dans le parc Gärdet, en plein Stockholm. Stockholm est composée de plusieurs îles, donc ici, les bateaux sont utilisés comme moyen de transport quotidien. Pour aller de notre hébergement au festival, nous prenons le ferry, ce que nous trouvons plutôt cool. Des groupes célèbres comme Imagine Dragons, Kaleo, Lewis Capaldi et Pearl Jam jouent, mais aussi de nombreux petits groupes suédois, que les Suédois adorent presque tout autant. L'ambiance est joyeuse, mais par rapport aux festivals suisses, très civilisée : il n'y a pas d'altercations, pas d'enfants qui dorment la cuite sur les bancs dès l'après-midi, et presque aucun déchet qui traîne. En effet, l'alcool ne peut être consommé que dans des zones réservées à cet effet. Dans de nombreux stands, la bière et le vin sont épuisés depuis le samedi après-midi.
Nous profitons du festival aussi sobrement que jamais.
