Étape 38 : De Vardali à Larisa
Cette étape pourrait aussi s'appeler : 'comment ruiner complètement son vélo après 4000 kilomètres de trajet fluide en l'espace de 500 mètres.' J'attendais avec impatience une...


Publié: 28.11.2021











Aujourd'hui, l'étape avait aussi son lot d'embuches pour moi. Si l'on veut aller de Larisa vers le nord vers la côte, il n'y a que le chemin à travers la vallée de Tempe. C'est probablement l'un des points forts de mon itinéraire à travers la Grèce, si ce n'était pas pour la route nationale qui était fermée aujourd'hui en raison de travaux incroyablement importants. Les voitures pouvaient simplement emprunter le tunnel autoroutier payant ce jour-là. Mais ils n'avaient pas un cycliste dans leur ligne de mire. L'agent de police à la barrière n'était absolument pas disposé à un compromis (combien de temps une chantiers de 12 heures doit-il être impraticable, s'il vous plaît ?) et ne voulait pas me laisser passer.
Après un grand café pour me calmer, l'idée salvatrice est venue : de l'autre côté de la rivière Pineio, qui traverse la vallée, mon GPS indiquait un petit chemin qui contourne au moins les trois quarts de la route fermée et ainsi contournait l'aimable agent ! Faute d'alternatives, j'ai rapidement changé de rive et d'abord été ravi de trouver une route étonnamment large et asphaltée. Mais celle-ci s'est abruptement terminée dans une impasse avec un tunnel ferroviaire à gauche et un chemin détourné à droite, qui menait également à une voie (désaffectée !) de chemin de fer. En un rien de temps, j'ai traîné mon vélo et mes sacs sur le chemin et pendant la prochaine heure, j'ai poussé le long des rails vers le nord. Et oui, ce jour-là, c'était vraiment le seul moyen d'accéder à la vallée de Tempe à vélo (à part peut-être soudoyer l'agent, mais celui-ci n'était vraiment pas de bonne humeur). Au milieu des dettes et des pierres, et à travers deux tunnels, je suis arrivé devant un petit monastère, de là, il restait encore quelques marches et un pont avant que je ne retrouve effectivement tout mon équipement sur la route fermée. Sur les deux kilomètres suivants, je n'ai vu QU'UN seul véhicule qui renouvelait les marquages routiers ! Les ouvriers m'ont gentiment salué, l'agent de police de l'autre côté de la barrière ne s'est pas non plus dérangé par ma présence. Merci encore à cet agent numéro un qui m'a coûté trois heures de ma vie et quelques nerfs en plus !
Le reste de la journée s'est écoulé à vive allure le long de la route, en passant devant de nombreux campings fermés, jusqu'à ce que j'installe ma tente dans l'obscurité sur la plage.
