Jour 23/24/25 : Encore un week-end à Ondombo
Jour 23 : Ce vendredi a également été très banal : Ce matin, je suis retourné avec Sylvia à Okaue (je crois que j'y suis allé chaque jour cette semaine). Les nouveaux arrivants...


Publié: 04.06.2018
Au lieu de dormir, le réveil a de nouveau sonné aujourd'hui à 6h20... Après le petit-déjeuner, Jakob est parti à Okaue pour y apporter des pièces de rechange pour un tracteur. Avec 4 autres travailleurs, je me suis rendu sur la bande de trottoir de la grande route goudronnée. L'herbe là-bas doit être coupée et séchée en foin dans les prochains jours. Cependant, pour permettre à la machine à balles de passer, il faut préparer le terrain. Alors qu'un des travailleurs conduisait un petit tracteur avec remorque à vitesse de marche, nous avons remonté la bande de trottoir en ligne, en enlevant de grosses pierres et des buissons épineux et en ramassant des déchets. Je n'arrive toujours pas à croire combien de canettes, de bouteilles en plastique, de pneus usagés, de couches utilisées et d'autres déchets nous avons pu récupérer dans l'herbe haute. Comment peut-on grandir dans une nature aussi impressionnante et variée que celle de la Namibie, puis la détruire et la polluer ainsi ? D'ici midi, nous avions déjà parcouru une direction (presque 3 km) et réussi à remplir un demi-remorque de déchets.
Écoeurant !!!


Après-midi, nous avons poursuivi le travail connu, cette fois dans l'autre direction. Ici aussi, il y avait une image similaire et triste à constater. Armé d'un sac et d'un bâton, j'ai encore retiré d'énormes quantités de déchets du caniveau. Parfois, certains conducteurs de voitures/camions namibiens font leurs besoins dans des bouteilles ou des sacs et les jettent dans la nature. L'ironie, c'est que ces déchets, sans l'emballage plastique, se décomposeraient naturellement... mais avec ces sacs plastiques, ils les conservent pour l'éternité... tout simplement dégoûtant.


Vers 17h00, cela devait être fini, le caniveau dans l'autre direction était débarrassé de ses déchets, seules quelques pierres et buissons devront être déplacés sur le bord demain. Les travailleurs s'en chargeront sans moi, car Jakob et moi retournons demain au rôle du supermarché ambulant.
Après une douche chaude (si l'on n'oublie pas d'allumer le chauffe-eau, ce qui n'est pas un problème), tout le monde était là sauf Jens, qui devait retourner à l'internat ce matin, pour le dîner. À 21h30, j'ai sonné le couvre-feu et me suis couché.