Sur le chemin de Caprese Michelangelo à Sansepolcro, de nouvelles impressions m'attendent : J'ai laissé les forêts derrière moi et devant moi s'étend un vaste paysage montagneux toscan. Le Monte Fungaia (avec ses 662 mètres) se présente avec une montée douce.
Agriculture et montagnes douces
Contrairement à il y a quelques jours (quand je marchais encore dans une nature presque intacte), on expérimente ici un paysage cultivé par l'agriculture. Mais même ici, c'est solitaire et de nombreuses maisons sont laissées à l'abandon.
Le sens inconnu des friandises pour chiens
On longe des clôtures de prairies, des oliveraies, des champs de lavande et des forêts de châtaigniers. Des poules, des oies et des chiens font partie du décor. Où sont les habitants ? Aucune idée, je ne vois d'ailleurs pas âme qui vive. En parlant de chiens : Heureusement, ils sont la plupart du temps derrière des clôtures et donc en sécurité loin de moi. Seulement deux d'entre eux courent avec impatience en aboyant vers moi. Mon sifflet pour chien se révèle inutile. Les friandises pour chiens que j'ai pour ces situations réussissent à faire fuir les deux chiens, totalement effrayés. Je ne suis pas déçu, plutôt surpris. Eh bien, les fabricants de friandises pour chiens ont sûrement leurs raisons.
Puis la pluie
Le prochain point du programme que l'on a préparé pour moi est une forte pluie de presque deux heures. Veste de pluie dehors et enfilée ? Ça se passe mieux que prévu. Marcher avec ça ? Ça va aussi. Avoir l'air bien avec ça ? Non, ça ne va pas. S'asseoir, se reposer, boire ne fonctionne pas non plus sous la pluie.
Ayant déjà marché pendant trois heures sans pause, les deux heures suivantes deviennent inconfortables, car aucune possibilité de se mettre à l'abri ou de poser mon sac à dos ne se présente. Et voilà à nouveau les douleurs dans le dos.
Ensuite, une soirée joyeuse parmi les pèlerins
Pour la réservation de la chambre, je ne regarde aujourd'hui que le prix, et les conditions reflètent cela. Je dois partager la salle de bain avec 3 hommes. On ne croit pas à tout avec quoi on finit par s'habituer.
Deux de mes compagnons de salle de bain, également pèlerins, m'ont salué brièvement. Puis, alors que je me dirigeais pour explorer la ville, nous avons croisé nos chemins et avons décidé de nous asseoir ensemble dans un restaurant : chez Alfreo ! Chez lui, il y a des réductions pour les pèlerins, une part de gâteau en plus et pour finir, une liqueur aux herbes, distillée par des moines (c'est important pour Alfeo de le souligner). Alfeo a laissé la bouteille sur notre table pour plus de commodité.
La conversation ultérieure avec Alfeo était aussi fastidieuse qu'amusante. On ne doit jamais (comme moi) quitter la maison sans téléphone, car alors il n'y a pas de photo de ce genre d'événements.
Je connais un peu la mentalité italienne. Mes deux compagnons canadiens n'ont pas réussi à se calmer. Je n'ai pas revu la ville ce soir-là. Il était trop tard pour ça.
Et si l'un d'entre vous va à Sansepolcro, allez chez Alfeo.