Boquete et Panama
Début octobre 2018 Boquete Le passage de la frontière du Costa Rica vers le Panama s'est déroulé sans accroc. Le premier objectif était Boquete dans les montagnes. Connue...


Publié: 23.03.2019











































Pour passer de Panama en Colombie, on peut soit prendre l'avion, ce qui est moins cher mais ennuyeux, soit opter pour l'un des nombreux voiliers proposant le trajet aux touristes. Il n'y a pas de route. La jungle entre les deux pays est considérée comme dangereuse, elle est souvent utilisée comme route de contrebande et sert probablement de refuge à certains criminels.
Bien sûr, j'ai choisi le voilier. Le 4 octobre, exactement six mois après être monté à bord de la CMA CGM White Shark à Anvers pour la traversée de l'Atlantique, nous partons enfin pour l'Amérique du Sud. Je pensais peut-être passer 3-4 mois en Amérique centrale, mais pas six. Eh bien, ma chère sœur Jacqueline le savait depuis le début que j'allais nécessiter plus de temps que prévu. De plus, j'ai dû renoncer au Nicaragua à cause des troubles, où j'aurais sûrement pu passer encore un mois...
Nous prenons donc le bus-navette de Panama City vers la côte des Caraïbes, dans un petit endroit, où le capitaine Erwin, un Autrichien, nous attend avec son bateau, le Wilson. Avant cela, bien sûr, il était nécessaire de faire des courses. On ne peut pas naviguer dans les Caraïbes sans une bouteille de rhum dans les bagages (Ahrrrrr ). Après le dîner au restaurant, nous montons à bord. Dix passagers d'Allemagne, du Canada, d'Australie, des États-Unis, des Pays-Bas, d'Angleterre et moi de Suisse, ainsi que le capitaine et le cuisinier. Une troupe colorée qui s'entend très bien dès le départ, ce qui est assez important, car nous allons passer les cinq prochains jours dans un espace très réduit ensemble. Nous partons à minuit et naviguons à travers la nuit, pour arriver le lendemain matin aux îles San Blas. Là, nous recevons le tampon de sortie pour le Panama sur l'une des rares îles habitées.
L'archipel de San Blas se compose de 365 îles qui sont peu en retrait de la côte du Panama. La plupart, comme mentionné, sont inhabitées. Le territoire est géré, avec une grande partie du continent au sud de Panama City, par la tribu autochtone des Kuna Yala, largement indépendante de l'État du Panama. Voilà pour les faits.
Nous voguons encore un peu entre les premières îles et arrivons peu après à notre île de destination, où nous passons notre premier jour et la nuit suivante. L'île, comme les autres que nous visiterons, est indescriptiblement belle. Une eau turquoise, des plages de sable blanc, bordées de palmiers et pas un seul humain à des kilomètres à la ronde. Peu après avoir jeté l'ancre, les pêcheurs locaux passent et proposent leur prise du jour de homards et langoustes. Le capitaine en prend. Pour le dîner, tout cela est frais grillé sur l'île. Un véritable festin, pour nous impayable.
Les deux jours suivants se déroulent de la même manière. Chaque matin, nous naviguons une à deux heures vers la prochaine île, y ancrons et passons la journée à faire du snorkeling, à bronzer sur la plage et simplement ne rien faire. Le soir, après les magnifiques couchers de soleil, nous sortons le rhum et attendons que le cuisinier Robi prépare le dîner. Chaque nuit, la Voie lactée est visible à l'œil nu et au coin du feu, nous terminons la soirée.
Le troisième jour, nous levons enfin l'ancre et partons en mer ouverte vers Cartagena en Colombie. Pour beaucoup de ceux qui font ce voyage, c'est la partie la plus redoutée à cause des grosses vagues et des tempêtes violentes. Nous naviguons en pleine saison des pluies (!). Cependant, il semble que le dieu de la météo me soit particulièrement favorable. Nous n'avons eu ni pluie ni vent, une mer presque plate. Comme nous ne nous y attendions pas, nos réserves de rhum étaient déjà presque épuisées à ce moment-là. Mais le capitaine avait encore une ration de secours à bord, ce qui a un peu adouci cette journée où il n'y avait rien d'autre que de l'eau à voir.
Rien d'autre que de l'eau? Pas tout à fait. À un moment, un groupe de dauphins est apparu et a nagé un moment en compétition avec notre bateau. Quelle expérience!
Et à la ligne de pêche, un petit thon a soudainement commencé à se débattre. Celui-ci a été découpé avec expertise par le cuisinier et transformé en sashimi. Un autre point culinaire culminant donc.
Juste avant minuit, nous atteignons le port de Cartagena, Colombie. Certains sont en émoi. Au lieu d'un petit port de pêche, nous accostons à une ville millionnaire avec une grande skyline. Nous passons la nuit à nouveau à bord, car nous ne pouvons entrer que le matin.
Quel aventure cela a été! Et pourtant si relaxant. Pour la première fois depuis le début du voyage, je n'ai rien eu à faire ou à organiser pour quelques jours. Pas de réservations d'auberges, pas d'achats de billets de bus, pas de choix d'excursion et pas de planification d'itinéraire.
La troupe du Wilson décide de passer quelques jours ensemble à Cartagena. J'ai hâte de découvrir la ville natale du célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marques (recommandation de la rédaction!) et de vivre de nouvelles aventures sur ce nouveau continent.
PS: voici mon problème. Je voulais en fait que les photos parlent d'elles-mêmes aux îles San Blas et maintenant c'est redevenu un roman de nouveau. Je ne peux pas rester à jour avec mes rapports de cette manière. Mais je suis encore en route pendant 2-3 jours et j'ai encore le temps de rattraper le retard...
PSS: Le 31 mars 2018, je suis parti en train vers Anvers. Près d'un an!!! 😄 Et en fait, je ne suis toujours pas fatigué...
