Tag 147 - Je suis observé
Le Vendredi saint est ici la plus grande fête de Pâques, à 6h00, la première procession avec de la musique de cuivre décalée traversait déjà les rues. Je voulais de toute façon...


Publié: 02.04.2018
Hier encore, une attaque de diarrhée m'a cloué au sol. Je n'ai même pas pu me tenir réveillé à huit heures du soir pour écrire mon sermon quotidien.
Pâques ici est comme Noël - selon nos critères, on ne le remarque presque pas. Il n'y a pas de lapin de Pâques, pas même celui de Lindt en papier doré avec un collier à cloche rouge. Pas un seul œuf coloré, pas de nid de Pâques et encore moins de chasse aux œufs. On ne s'offre rien non plus. Tout cela est une invention de l'industrie du chocolat et des jouets. Ici, Pâques est réduit aux rituels purement religieux.
Comme déjà dit, le Vendredi saint est la fête la plus importante, bien que certaines célébrations commencent dès le Jeudi saint et que tous les bus ne circulent plus et que certains magasins soient fermés. Le Lundi de Pâques est une journée de travail normale. Il y a beaucoup de processions pendant toute la semaine de Pâques, où une statue du Christ crucifié est portée dans les rues, certaines dès six heures du matin, avec une musique de fanfare dramatique. Pâques a en effet à voir avec la souffrance.
Avant-hier soir, je devais enfin aller danser. Onan, un ami de la famille, voulait organiser cela, mais il n'est finalement pas venu. Les deux jeunes filles de la famille, qui voulaient aussi y aller, n'ont rien dit à ce sujet, c'est probablement normal ici.
Cette fois, ça devait vraiment marcher. Onan est arrivé à l’heure, pour des standards locaux, devant la maison, après m'avoir envoyé quelques messages WhatsApp cryptiques, où il était aussi question d'argent. Son orthographe est si misérable que parfois le sens s'en perd. Pour faire court : j'ai entendu une histoire incroyable de cartes bancaires non fonctionnelles et d'accidents malheureux. Il pourrait peut-être payer l'entrée (et celle de sa copine aussi), mais pour ce qui est de leurs boissons...il me le dirait dès demain... Une chose était claire : je ne reverrais pas cet argent. Adiós, Onan, et bonne soirée encore.
Aujourd'hui, j'en ris, même si cela a un léger goût amer, quand un ami de la famille essaie d'escroquer leurs clients payants.