Toscane 2004 - Jour 4
Mardi, 22 juin 2004 Aujourd'hui, jour de piscine ? Il semble que oui, nous allons simplement nous diriger vers l'eau. Avant cela, avec un dernier effort physique et mental,...


Publié: 09.06.2024
Mercredi, 23 juin 2004
Il semble qu'il fasse à nouveau beau aujourd'hui. Après le petit déjeuner, c'est parti pour un plein gaz, c'est-à-dire que nous allons faire des tours de kart. Turbo veut se mesurer, ça me réjouit. Des températures optimales promettent une bonne adhérence, aujourd'hui nous allons utiliser les karts légèrement plus rapides, pas ceux de la dernière fois. Mon kart va encore être rapidement remis à niveau, c'est-à-dire que j'ajoute et purifie le liquide de frein (oui, disque hydraulique), j'optimise la pression des pneus, et ensuite c'est parti.
Malheureusement, nous sommes seuls sur la piste, donc je vais rapidement faire quelques tours rapides. Le kart se comporte très bien et commence enfin à bien fonctionner. Le circuit pourrait cependant supporter beaucoup plus, j'estime le meilleur temps à environ 70, au maximum 80, mais je n'y crois pas trop. Ils ont une régulation de vitesse bizarre, ça fonctionne un peu comme un limiteur. C'est-à-dire que le moteur fonctionne bien, s'arrête brièvement (en gros, le régime moteur diminue définitivement), et repart ensuite. Cela ne ressemble en aucun cas à une limitation de gaz par une butée. C'est un peu bizarre, mais de toute façon je ne peux pas entrer si souvent, en fait seulement sur la longue ligne droite de départ-arrivée. Après quelques tours, je vois ensuite le Turbo s'approcher, ce qui attise encore plus mon ambition, je veux absolument le rattraper, c'est-à-dire le dépasser.
Et j'y parviens également. Après le passage au stand, je me trouve juste derrière lui, mais je ne peux passer nulle part à cause du circuit étroit. Dans la ligne droite, il me distance, je dois lever le pied. Puis la droite rapide et je me dis que je l'ai sûrement dans la zone de freinage. C'est ce que je pensais. Cependant, je pense aussi, Turbo, ça ne peut jamais marcher, mais je suis bien sûr trop bête pour garder plus de distance, puisque je voulais dépasser. Bon, Turbo se retourne maintenant effectivement juste devant moi, ma manœuvre d'évitement échoue, puisque Turbo bouge exactement dans ma direction lors de sa reprise, donc on se heurte tout simplement et nous restons tous les deux immobiles et à l'envers par rapport à la direction de la piste. Bravo. 1300 mètres de circuit et nous réussissons vraiment un crash, bravo à nous. Mon kart est malheureusement gravement ondulé, le pare-chocs droit et les fixations métalliques frottent sur l'asphalte et font un bruit horrible. De plus, le comportement dans les virages souffre à cause des parties qui frottent. Je m'éloigne néanmoins encore nettement et gagne de manière confortable, bien sûr.
Entre-temps, il y a aussi un 2 temps avec boîte manuelle sur la piste, mais il est conduit par un débutant, comme m'explique le chef de la piste plus tard, “e nuovo, non e brava”. Dans les virages, je peux facilement suivre, mais dans la ligne droite, il est bien sûr déjà loin. Conduire quelque chose comme ça, ce serait super. Bien sûr, ce ne doit pas forcément être une manuelle, un automatique serait déjà plus que suffisant. Mais un tel engin avec 20 ch ou plus sur un circuit pro, seul, sans public (je serais vraiment trop stressé), ça me plairait déjà. Il y a ça à l'A1 Speedworld à Bruck, j'aimerais vraiment essayer ça. Ensuite, je fais encore un tour seul, Herbert en a assez. Le premier kart est une vraie brique, il s'arrête et tombe ensuite en panne pendant une demi-seconde, et il est globalement beaucoup plus lent. Ensuite, je passe dans le kart de l'ancien Herbert, et l'engin sous-vire comme une Nissan Cherry. Je suis au départ si perturbé qu'il me fait sortir dans l'herbe et que je rebondis 2 fois avant de revenir sur la piste. Ce truc fonctionne mieux que le premier, mais son comportement sur route est étrange. Un sous-virage total, ça devient certes un peu mieux avec le réchauffement des pneus, mais ça ne disparait pas complètement. On peut compenser un peu avec un déplacement de poids, mais c'est bien sûr relativement épuisant. Cette fois encore, le kart commence à faire des siennes plus tard, en virage à droite, le moteur s'arrête parfois, je pense que ces engins ont simplement trop chaud. Moi aussi, je transpire comme un jeune homme. Mais c'était tout de même sympa, même s'il n'y a pas de temps à battre ni d'adversaires.
Ensuite, direction le COOP et à cause de la météo, retour à la piscine. À peine sommes-nous près de l'eau, les nuages s'assombrissent, une sorte de brume monte, mais il fait toujours chaud. Les Américains traînent aujourd'hui, donc on va grignoter. Caprese, encore une fois très fin, un peu plus qu'une bouteille est encore à boire. Ensuite, retour à la piscine, les Américains sont partis et Herbert et moi nous amusons avec le water-polo. Jusqu'à ce que le ballon de merde éclate, les plastiques ne tiennent vraiment rien.
Le soir, nous visitons Sienne, plus précisément l'Osteria Castelvecchio, juste en face du Capitano. Le repas était plutôt bon, carpaccio avec parmesan et céleri, puis tagliatelles tartufo (surprise) et bœuf braisé avec des pommes de terre, oui. Bettina a un poulet aux olives vertes et aux tomates, ça me plaît beaucoup, c'est assez rafraîchissant. Ensuite, café et tiramisu. Le vin de maison (2003 Sangiovese de Spaletti à Greve) est très, très correct. Dense, fruité, rond, sucré. Ensuite, encore un petit verre de Primitivo (Zinfandel de Salento), également fin. Tour de ville, les jeunes admirent, nous profitons de l'ambiance. Les Allemands perdent contre les Tchèques, c'est très édifiant. 1:2, Frittland en deuil. Les Pays-Bas battent la Lettonie 3:0, belle ambiance de football. Au lit vers 1h du matin.
