Mercredi, 22.01, Oslo
C'était le jour du programme Power. J'avais encore une journée pour Oslo et un Citypass cher dans ma poche, qui brûlait d'être utilisé. Alors hop, hop, aussi tôt que possible au...


Publié: 07.02.2020






































Le trajet en train le lendemain matin a été le plus beau de tout mon voyage. Il est de toute façon généralement recommandé, mais pour moi, cela a été accentué par le fait qu'il faisait jour tout le temps, ce qui est certainement un point notable par rapport à mes autres trajets. Le voyage était climatiquement assez déroutant : on partait de la belle Oslo, on traversait des montagnes enneigées et on arrivait à Bergen sous la pluie.
Cependant, le programme chargé ne me permettait aucune indulgence. Si l’on est honnête : à quoi pense-t-on en premier quand on évoque Bergen ? Aux maisons colorées des négociants hanséatiques au port. D’abord là-bas et c’est fait. C’est plutôt sympa, même plus que ce que les photos laissent supposer. Surtout, l’odeur du vieux bois mélangée à la pluie m’a séduit. En récompense, je me suis offert un chocolat chaud et une part de gâteau à la rhubarbe. Le prix de 12€ a également servi de stimulateur.
Ensuite, le funiculaire m’a attiré vers la montagne, le Fløyen. Bien que la vendeuse de billets m'ait mise en garde à propos de l'absence de vue à cause du brouillard, le destin a décidé d'être clément, si bien qu’au moment où je suis arrivé sur la plateforme d'observation, une ouverture dans le voile de brouillard s'est produite, comme dans un film kitsch.
En haut de la montagne, un chemin disparaissant dans la forêt brumeuse semblait extrêmement invitant pour de nouvelles aventures, mais je me le suis gardé pour une éventuelle nouvelle visite estivale. Les autres attractions de Bergen consistaient pour moi en la cathédrale, où une balle de canon est coincée, la forteresse de Bergen, plusieurs autres petits bâtiments agréables et le port.
Lors du dîner, j'étais étonné de voir deux hommes commencer soudainement à discuter d'une conjugaison allemande. Quelques minutes plus tard, un homme à la table d'à côté a commencé à apprendre l'allemand avec une application, si bien que j'ai commencé à craindre d'avoir une attaque. Mais apparemment, les Norvégiens sont tout simplement des apprenants motivés et l'allemand est une langue attirante.
Avant le départ de mon train, il me restait quelques heures à passer, j'avais déjà beaucoup regardé et il recommençait à pleuvoir de manière désagréable. J'ai alors eu l'idée géniale d'essayer le cinéma norvégien. Je voulais de toute façon toujours aller seul au cinéma. Heureusement, le film « Doolittle » passait même à un moment parfait en anglais, et ainsi j'ai eu le plaisir coûteux de profiter d'un film divertissant dans des fauteuils de cinéma qui vibrent en fonction de l'action. Après un dernier tour dans la ville, j'ai finalement pu monter en toute détente dans le train de nuit retour vers Oslo. Mais plus sur l'odyssée qu'a été mon voyage de retour dans le prochain article.
