Côte de la mer Noire ? Oubliez ça tout de suite 😫
Eh bien, la journée d'aujourd'hui a bien commencé. J'ai parcouru presque 60 kilomètres à travers la jungle bulgare depuis le départ. Un seul village sur 60 km. La route a...


Publié: 27.06.2022
















Aujourd'hui, j'ai pris la route avec beaucoup d'espoir. Après quelques kilomètres, mon GPS m'a indiqué de tourner sur une route non goudronnée, ce que j'ai fait. Dans un premier temps, c'était une piste en gravier bien praticable qui est devenue un chemin de terre. Cela s'est ensuite transformé en une piste avec de profondes érosions, et puis est venu un champ non traité, le chemin était terminé, mais pas selon le GPS. Au bout du champ, j'ai pu distinguer deux pistes à peine marquées. Alors j'ai accéléré et avancé. Ça avançait assez bien et la piste continuait effectivement. À un moment donné, mon GPS a dit « maintenant tournez à gauche », mais il n'y avait rien pour tourner. Ce n'est qu'en regardant de près que j'ai pu voir deux pistes à peine visibles dans l'herbe haute. Alors j'ai tourné à gauche et j'y suis allé. Puis un cheval s'est soudainement présenté devant moi, attaché juste au milieu du chemin. J'ai fait un grand détour pour le contourner. Après environ 30 km, cette aventure en terrain accidenté était enfin terminée. Sur le GPS, c'était enregistré en tant que route, même avec des noms de route. C'est ainsi ici, même les pires chemins de terre ont des noms de rue. On croisait aussi souvent des constructions, donc ces chemins sont effectivement utilisés, même si cela ne semblait pas le cas.
Puis j'ai continué sur des routes asphaltées vers Varna, une ville portuaire encore située en Bulgarie. Ici, il y avait le petit-déjeuner, comme on peut le voir sur la première photo 😢.
Ensuite, direction la frontière via une autoroute bien développée, ce qui faisait du bien après cette aventure en terrain. Sur le chemin de la frontière, une courte pause en se garant sur le côté. Un panneau Stop, une barrière ouverte ? J'avais choisi l'accès à un petit aérodrome comme point de pause. Deux avions Antonov biplans étaient garés à l'extérieur, ce qui a attiré mon intérêt. Mais traverser la piste d'atterrissage si facilement ? Non, ça ne se fait pas. Mais apparemment, quelqu'un a remarqué mon intérêt et m'a fait signe de m'approcher. Il m'a montré les avions, y compris ceux qui étaient encore dans le hangar. Les machines sont utilisées pour pulvériser des produits phytosanitaires. Après avoir vu assez de choses, je l'ai remercié et lui ai donné 5 Lei en pourboire. Il était ravi de pouvoir montrer ses Antonov en toile à quelqu'un et du pourboire.
Puis c'était reparti direction la frontière.
Le passage de la frontière s'est de nouveau assez bien déroulé. Un fonctionnaire bulgare faisait la queue des véhicules et collectait passeport et carte grise, que l'on pouvait reprendre au guichet roumain avant de passer. La prochaine station était, après quelques centaines de mètres, le ferry pour traverser le Danube. Normalement, il coûte l'équivalent de 3.-€. Comme je n'avais pas pu changer d'argent et n'avais plus que des euros, je lui ai donné un billet de 10€. Elle m'a remercié, m'a souri, m'a donné le ticket et AUCUN rendu. Quand j'ai protesté, elle m'a souri à nouveau et a haussé les épaules. Ça a été une traversée coûteuse, et la dame a bien gagné de l'argent. 🤗
Le ferry était amusant. Une grande barge avec un poste de pilotage. L'arrière était beaucoup plus bas dans l'eau que l'avant. Les véhicules à transporter montaient, sur le ferry amarré sur le côté, perpendiculairement à la direction du chemin sur le ferry qui est maintenant à l'horizontale. Mais comment peut-il soudainement être à l'horizontale dans l'eau ?
C'est très simple, le ferry se déplace le long d'une barge solidement ancrée dans l'eau. Sur la barge, il y a un vérin hydraulique à la hauteur de l'avant qui abaisse le ferry, tandis qu'à l'arrière, il est soulevé par un deuxième vérin hydraulique, jusqu'à ce qu'il soit en équilibre. C'est original, je n'avais jamais vu ça auparavant.
Et c'était reparti, j'avais prévu un itinéraire assez sinueux la veille au soir, mais le GPS a apparemment encore recalculé en cachette 😢. À part quelques légères courbes, c'était tout droit. Il y avait très peu de villages à traverser. Sinon, peu ou pas de constructions. En revanche, de gigantesques champs de blé, maïs, tournesols et lavande. J'ai vu sur le compteur de kilomètres, un des champs de blé faisait 5 km de long et je ne sais pas combien de large, car la fin n'était pas visible. Il n'y avait pas de possibilités de contournement. Les routes traversaient les champs en un motif de damier. Donc, yeux fermés et allez-y. Avec jusqu'à 34 degrés, il n'était pas si grave de conduire tout droit juste pour profiter de la brise rafraîchissante.
Vers 16h00, heure locale, j'ai atteint la ville de Brăila, où j'ai réservé un chouette hôtel. Après la douche, j'ai fait une petite promenade. Cette ville de 180 000 habitants réunit à nouveau des extrêmes. Des maisons joliment rénovées à côté de ruines, le charme du béton de l'Europe de l'Est à côté de bâtiments de l'époque de la fondation. Impressionnant.
La zone piétonne qui est en fait assez jolie est presque morte. Deux ou trois cafés et une poignée de magasins sur environ 1,5 km. Ce sont d'ailleurs les photos avec les parapluies.
Demain, ça continue, j'espère que ce sera un peu plus varié.
