Départ vers l'inconnu
Jour #25 Lundi 25.05. De Budapest à Jászkisér Pays : Hongrie À partir d'aujourd'hui, je vais quitter les pistes cyclables désignées. Mais d'abord, il faut aller sur la route et


Publié: 27.05.2026



















Jour #26
Mardi, le 26.05.
De Jászkisér à Balmazújváros
Pays : Hongrie
Un fermier passe effectivement tôt le matin, sinon tout est calme et j'ai bien dormi.
Le démontage se déroule rapidement, car avec les températures, il y a moins de vêtements qui doivent être déplacés. Comme je dois aussi me réapprovisionner en flocons d'avoine, je n'ai à m'occuper que d'un seul sac. Pratique, je le mets du côté des avoirs.
Ce que j'ai aussi, c'est un peu de petit-déjeuner.
Il se compose d'un petit pain gardé et de dattes que Dave a encore achetées et que je traîne avec moi depuis, car elles sont molles.
Sinon, cela ne fait que des salissures, compressées dans le petit pain, c'est très bon et je suis content de les avoir encore.
Le paysage impressionne par sa belle monotonie.
D'une part, il y a un bon avancement.
Je m'appuie sur les aérobarres, que j'utilise de plus en plus, à mesure que je m'y habitue et que les chemins le permettent, et c'est parti.
Avec le manque de provisions, c'est un bagage léger.
Équipé de 2 litres d'eau, j'avance.
Et quelques oursons en gélatine.
Je dois vraiment, il faut du temps pour atteindre le prochain endroit avec un commerce.
Que ce soit à moitié de l'altitude entre Mönchengladbach et Amsterdam pendant la journée, c'est, comme le vent favorable, également utile.
Après les premiers kilomètres de route à travers les champs, je tourne sur une digue. J'y reste presque toute la journée.
Et je roule aujourd'hui, ils me restent fidèles, une partie de l'EuroVelo 11.
Passant devant la belle floraison colorée de pavots et de quelque chose de violet.
Et toujours tout droit. Et tout droit. Et un virage. Et tout droit. Et tout droit. Et tout droit... Et ...
Le lac Tisza me contraint à faire une pause et à marquer un arrêt.
Alors je peux enfin faire mes grosses courses. Heureusement que le temps est si beau, j'ai des problèmes à fermer correctement mes sacoches.
On dit qu'il faut toujours faire ses courses avec de la faim, ou quelque chose comme ça ?
Avec maintenant des sacs et des bouteilles pleins, je continue, bien qu'une fois en mouvement, le poids ne fasse aucune importance par rapport au profil de la route.
Grimper sur la digue au maximum est le summum du plaisir.
Le long de la rivière Tisza (tous les lieux que je traverse s'appellent ici Tisza...) c'est magnifique.
Même si ça va droit tout le long sur de nombreux kilomètres.
Et ça reste paisible et un parcours fondamentalement agréable, ce qui me rend heureux d'avoir choisi l'arc nord, recommandé par l'un de mes guides de voyage.
Quand on choisit déjà la plaine.
Je suis également d'avis qu'aujourd'hui j'ai fait plus de kilomètres que d'avoir vu de personnes.
En cours de route, je croise effectivement quelqu'un que, en raison de son peu de bagages, une fraction de mes sacs, je qualifierais de lightpacker.
Quelqu'un est toujours en route quelque part.
Le déjeuner est alors copieux, lorsque je trouve à nouveau un joli endroit au bord de la rivière.
En même temps, je termine le dernier rapport et vois un charmant email de umdiewelt.de, le site sur lequel je voulais à l'origine rédiger mes rapports, dans lequel ils expliquent et s'excusent.
Très attentionné.
Après avoir quitté la rivière, tout redevient très vaste, rural, et il n'y a que quelques fermes éparses.
De gigantesques troupeaux de vaches se tiennent sur de vastes pâturages.
Je passe devant un troupeau de moutons conduit par le berger à travers les prairies.
Le chien de berger reste à l'ombre et a une vue d'ensemble de tout.
Ou réfléchit à sa vie.
Je pense à mon possible refuge de nuit, mais je dois d'abord parcourir quelques kilomètres pour quitter la zone protégée dans laquelle je me trouve encore.
Peu après le panneau approprié, je trouve une large bande d'arbres, que je considère comme parfaite.
Tout comme une colonie de corbeaux qui y vit.
Et les corbeaux croassent.
Et à quel point ils s'entretiennent bruyamment.
Dans le meilleur des cas, ils échangent juste les dernières rumeurs et finit par se calmer.
Je cherche alors deux arbres adéquats pour mon hamac.
Et j'espère tout le temps qu'avec l'obscurité, le calme se rétablira enfin, sinon il ne restera que mes bouchons d'oreilles.
Que j'ai en fait emportés pour des dortoirs potentiels ou des concerts.
Ils doivent bien en avoir assez, ça doit être stressant pour eux aussi.
Le fait que ma bâche sera complètement souillée, je m'y suis déjà résigné peu après mon arrivée.
Pour cela, elle sera aussi installée en premier.
Il reste à dire que pleurer est inutile, nous devons tous nous arranger avec la situation.
Au moins pour une nuit.
Avec l'obscurité, j'ai terminé mon dîner et disparais dans mon sac de couchage, comme les corbeaux se sont maintenant apaisés, et je peux m'endormir au son des grillons.
Chanson du jour :
Iron Butterfly - In A Gadda Da Vida (Écoutée trois fois et la journée est finie)
