Tokio - Très stylé
Une ville comme une tarte aux pommes 967 C'est mardi, et je suis dans le pétrin. C'est de ma faute, pas de pitié. Je savais exactement ce que je faisais en mangeant beaucoup et...

Publié: 23.05.2023





















Nous sommes mercredi, et les températures vont atteindre leur maximum aujourd'hui - 30° C. Heureusement, je dois travailler. Mais avant, je peux encore explorer Tokyo. J'ai encore quelques jours au Japon.
Je prends le train vers le nord, me retrouve à nouveau dans le dernier wagon et regarde à l'arrière. D'une certaine manière, je peux déjà comprendre pourquoi le métier de conducteur de train est si populaire. Tu es un élément essentiel de la société, car sans trains, le système ici s'effondrerait. Tu es probablement respecté dans ton travail. Et, le point le plus important : tu profites de la vue qui s'étend devant toi. Tu roules entre toutes ces maisons sur des rails qui serpentent à travers la ville, parfois en montant, parfois en descendant, jusqu'à la gare finale, en passant devant tous ces mignons passages à niveau construits sur un espace très réduit. Oui, cela peut sembler un peu romancé, surtout en tant que fils d'un conducteur de tramway, qui s'est dévoué pour sa famille dans son travail. Après tout ce que j'ai vécu ici, je parie presque qu'aucun employé des chemins de fer ne sera embêté ici, contrairement à l'Allemagne.
Je me dirige vers le Shibuya Parco, un des nombreux centres commerciaux ici. Mais, ce centre commercial a quelque chose que les autres n'ont pas. Le Nintendo Store Tokyo. En fait, ce n'était qu'une question de temps avant que je ne finisse par venir ici. Je me laisse emporter et mets deux jeux pour la Switch dans mon panier, les souvenirs ici ne valent rien. Pourquoi acheter des jeux japonais pour la Switch au Japon ? Parce qu'ils sont multilingues (à part l'emballage) et jusqu'à 15 % moins chers qu'en Allemagne. Je me joins à la file à la caisse, parmi tous les autres nerds et je repars avec deux articles supplémentaires. Mais aussi quelques euros de moins. 😁
Après ma visite chez Nintendo, je me balade encore un peu dans les environs, également vers le nord, où se trouve un très joli parc. Lorsque je pénètre dans ce grand parc, une bande de trois musiciens me souhaite la bienvenue, jouant parmi d'autres 'Champs Elysees'. Le parc est sans conteste l'un des plus beaux que j'aie jamais visités, et il est de plus super vide. Eh bien, aucun des habitants ne s'aventurerait de son plein gré dans la rue, par 30° C et un soleil éclatant à midi, quand ils peuvent également profiter de centres commerciaux climatisés à l'infini.
Un policier solitaire circule joyeusement avec son vélo à travers le parc. Comme avec le Konban, il en va ici aussi : la simple présence d'un de ces représentants de l'État suffit à instaurer non seulement la sécurité, mais aussi la confiance. Ce n'est pas comme chez nous ou même aux États-Unis. Là-bas, même en tant que simple passant innocent, on a parfois l'impression qu'il faut se comporter parfaitement, sinon tu es le prochain à avoir le visage au sol. Et ici ? La police n'est pas l'autorité ou l'œil de Sauron. Elle est le voisin amical que tu respectes. Mais pas par peur, mais parce qu'elle t'aide et est ton ami. Je suis sûr que cela vaut aussi pour les femmes amicales d'à côté, mais je n'ai vu aucune parmi les moins de 10 % de femmes dans la police.
Ici aussi, c'est une image normale comme ailleurs au Japon. Il y a quelques rares points de collecte pour les déchets, et aux distributeurs automatiques, tu peux aussi jeter tes bouteilles en plastique. Sinon, il n'y a tout simplement pas de poubelles comme nous y sommes habitués. Des poubelles qui débordent et sur lesquelles les déchets s'accumulent autour. Ces petites poubelles ne sont pas en pénurie au Japon, elles sont simplement absentes ici. Et pourtant, le parc est aussi propre que nul autre.
Je décide de rentrer chez moi. Sur le chemin, dans le parc, mon GPS me lâche, alors je prends la 'deuxième à droite', ce qui serait normalement le mauvais chemin. C'est uniquement pour cela que je passe devant le Bird Sanctuary, le premier de son genre au Japon. Là, j'ai entendu quelque chose que je ne peux toujours pas qualifier. C'est trop irrégulier pour être un appareil défectueux ou quelque chose de ce genre. Ça semble comme si un oiseau avait désespérément besoin d'une manœuvre de Heimlich. Je ne serai sans doute jamais sûr.
En marchant vers la gare, je perçois du coin de l'œil un torii. Il est beau, grand, brun et entouré d'arbres. J'aime ça. Je continue mon chemin, ayant accordé au torii juste un instant d'attention, mais ensuite ça me prend. Tu connais ce torii. Oui, exactement ! C'était le premier torii que j'ai traversé ici au Japon, le premier jour de mon voyage de groupe. Il y a 8 semaines. Quand tout semblait encore si étranger. Uha, les poils de mes bras se battent pour trouver une place, frissons. En route vers la maison.
Après quelques heures de travail, je m'accorde une pause et vais au supermarché. Des fruits et une patate douce cuite, je ne peux tout simplement pas m'en passer. Il a fait frais entre-temps, le soleil se couche. Je sors et ici aussi, je remarque les regards curieux et intéressés sur moi, comme aujourd'hui dans le train. Les Occidentaux ne sont de toute façon pas un spectacle habituel ici. Je décide spontanément de marcher encore deux coins au lieu de prendre le chemin direct et je suis immédiatement récompensé.
Le créateur de la franchise Pokémon a une fois déclaré qu'il était, enfant, un collectionneur de scarabées, tout comme certains personnages de Pokémon. Je pensais jusqu'à présent que c'était un peu.... Je ne sais pas ce que j'en pensais. Collectionneur de scarabées ? Qui sort avec un filet à papillons ? Mais je ne pensais pas du tout que c'était quelque chose que je rencontrerais un jour. Jusqu'à aujourd'hui.
