NORVÈGE 2019 - Partie 5 : De Bodo vers le nord
Magnifique et vraiment intéressant, Bodo ne l'est pas. C'est Bodo avec le o barré à la fin, qui en Norvège se prononce naturellement comme ö : Bodö ! Une ville portuaire et...


Publié: 04.11.2020





















Juste après m'être réveillé, je me rends sur le pont et découvre quelque chose de complètement nouveau lors de ce voyage : le soleil ! Un ciel bleu éclatant et un soleil radieux m'accueillent le dixième jour de mon voyage, alors que mon bateau, le Nordnorge, glisse lentement à travers des eaux calmes, passant devant des sommets de montagne qui paraissent moins acérés et escarpés. Le Kistefjellet, haut de 1003 mètres, avec sa tour de télécommunications, constitue un point de repère remarquable. Il est également intéressant d'observer le courant de marée pendant le passage dans le Rystraumen. À un moment, il faut tourner à gauche dans ce labyrinthe de fjords, et la ville de Tromsø se dresse devant nous.
Quatre heures à Tromsø suffisent pour entreprendre une petite excursion vers la montagne locale de cette ville, le Storsteinen. Très rapidement après l'accostage du bateau, j'ai découvert que la ligne de bus 26 traverse de l'autre côté vers la station de téléphérique. Une marche à pied d'environ un quart d'heure par le pont remarquable aurait été l'alternative. La vue depuis le Storsteinen est alors écrasante.
En revenant, je décide pourtant de vouloir me promener sur le pont. En passant devant la majestueuse cathédrale de l'Arctique. Passé et retour vers le centre-ville, où je déguste d'abord un bon espresso, puis me dirige vers la cathédrale la plus septentrionale du monde. Un bâtiment en bois simple, certes, mais néanmoins... - la cathédrale la plus septentrionale du monde !
Il est maintenant 22h00 et le soleil éclaire toujours fortement les montagnes, tandis que j'observe depuis le pont du Nordnorge une manœuvre de dépassement de navire à la vitesse d'un escargot. Mais le point culminant de la journée est encore devant moi, et j'attends avec impatience, presque un peu impatiente. Après 23h00, je regarde longtemps à l'arrière du navire l'eau s'écouler, tandis qu'il fait maintenant sensiblement plus frais avec 17 degrés, un jour d'été pour des conditions nordiques. Minute après minute passe et il y a à peine des personnes encore sur le pont. Mais à minuit, un rêve de vie longtemps chéri se réalise enfin : Avoir vu un jour le soleil de minuit. Observer le merveilleux spectacle d'un soleil couchant qui, atteint son point le plus bas, ne se couche pas, mais se relève immédiatement...
Comblé et satisfait, je pourrais maintenant m'endormir, mais soudain, il me vient à l'esprit que l'horloge est avancée d'une heure à cause de l'heure d'été. - Ce qui signifierait théoriquement que le soleil aurait atteint son point le plus bas à une heure du matin et signifie pratiquement que je reste là, tout seul, avec un bonnet, des gants et une écharpe bien enveloppé, jusqu'à deux heures du matin dehors sur le pont...
