2. Jan 2017 : Les Pinnacles et Geraldton
Encore marqué par le Nouvel An, nous nous dirigions maintenant vers le nord. Cela signifie : chaleur, sécheresse et des chemins infiniment longs entre les stations. Comme la...


Publié: 16.01.2017


















La prochaine étape était Monkey Mia/Baie des Requins. Pour expliquer : la Baie des Requins se situe sur une péninsule et est le nom de cette région côtière. Monkey Mia n'est qu'une station de vacances. Ce qui rend cet endroit spécial, ce sont les dauphins qui apparaissent quotidiennement sur la plage et sont nourris devant le public. Mais procédons par ordre. Après encore des heures de route, nous sommes enfin arrivés au début de la péninsule, où l'on peut admirer les soi-disant stromatolithes. Sans connaissances préalables, tout cela paraît inhabituel, mais aussi peu spectaculaire.


La particularité des stromatolithes réside dans leurs 'constructeurs'. Ce sont des cyanobactéries, dont le métabolisme permet la formation de ces roches sédimentaires. Leur période de floraison remonte à 2,5 milliards d'années. Les cyanobactéries ont été les premiers organismes vivants à utiliser la photosynthèse à grande échelle. Certains livres les qualifient même de 'créateurs'. Les produits de leur activité incluent, comme chacun sait, des molécules d'oxygène, qui ont été libérées en masse grâce aux importantes populations de ces bactéries. Par conséquent, une nouvelle composition de notre atmosphère terrestre a vu le jour, permettant finalement la vie sur terre. Aujourd'hui, la majeure partie de la production d'oxygène a été reprise par les plantes, et la population de cyanobactéries a considérablement diminué. À tel point qu'il ne reste plus qu'une poignée d'endroits dans le monde où l'on peut les trouver. Et c'est justement là que réside la particularité du lieu. On se tient là et on regarde ces pierres. Avec la mer calme, le contexte donne un certain ressenti. Ici se trouve donc l'origine, la raison pour laquelle il y a de la vie sur terre. Nous devons tout cela à ces bactéries qui continuent à construire sur les stromatolithes. Et tout ce qui montre une certaine activité, ce sont des bulles d'oxygène qui remontent occasionnellement.
Arrivés à Monkey Mia en fin de journée, nous avons réussi à profiter du coucher de soleil.


Le lendemain, à huit heures et demie, avait lieu le nourrissage des dauphins. Il faut bien avouer que l'expérience était quelque peu décevante. Le plaisir était tellement tourné vers le tourisme que c'en était presque un 'événement' spécial. Mais c'est fait, un dauphin a même été capturé par l'objectif.



Le point culminant de la Baie des Requins fut en fait la visite de l’aquarium. C’est ici que l’on était informé avec des présentations informatives et amusantes sur les animaux qui y vivent. Les poissons clowns, par exemple, naissent toujours mâles. Seul le plus fort d’un groupe change de sexe et devient femelle, prenant alors la tête du groupe. C’est pourquoi Nemo ne pouvait d’ailleurs être qu’un garçon. Une autre information intéressante concernait le traitement conseillé des blessures causées par des poissons-pierre. Si jamais vous en croisez un, il est recommandé de faire bouillir le pied dans l'eau. Comme pour les œufs, le venin coagule et ne peut ainsi plus entrer dans la circulation sanguine.
Le moment fort était cependant le nourrissage des requins. Il est impressionnant de voir un requin de 1,50 mètre sortir de l'eau pour attraper un poisson. De même, son style de nage témoigne d'une certaine élégance. D'après ce que j'ai vu jusqu'à présent, seul les lions de mer peuvent rivaliser (en termes de fluidité) avec cela. Petite pensée pour les gars de Lengfurt : il est encore temps de prévoir une soirée film de requins. J’ai vraiment hâte d’entendre le thème de Supershark.


Ensuite, nous avons repris la route vers le nord avant 13h00. La prochaine étape était Carnarvon, avec ses blowholes situés à 50 km (c'est-à-dire juste à côté, pour les critères de l'Australie-Occidentale).

