P comme Porto Velho, Q comme Quero et R comme Regenwald
Porto Velho Aeroporto Porto Velho La nuit du 12 au 13 février, j'ai volé de Sao Paulo à Porto Velho via Manaus, où ma sœur Ágnes fait actuellement un service volontaire...


Publié: 25.02.2018
16 février 16h00
Il pleut des cordes.
Autant d'eau en une seconde sur un mètre carré. Je n'ai jamais rien vu de tel, encore moins ressenti sur moi. Vous connaissez les douches dans la piscine, où l'on se tient en dessous pour se faire masser le cou et les épaules. Vous pouvez vous imaginer quelque chose de semblable, sauf que vous êtes dehors en vêtements complets, que ça tombe non seulement sur les épaules mais aussi sur la tête et qu'en moins d'une seconde, vous êtes complètement mouillé. Que faisons-nous ? Nous terminons notre jeu de volley-ball que nous avons commencé avec les enfants de missionnaires et les autres membres du personnel. La pluie est chaude, tout fume, on ne tombe pas malade, alors pourquoi se priver du plaisir sous la pluie ! De toute façon, nous sommes déjà trempés :-)

Quand nous retournons dans la maison, la pluie a presque cessé. Il ne reste que quelques gouttes.
Nous avons encore des bananes, de la chair de mangue congelée par Ági et 2 très mûres papayes dont nous faisons, après nous être bien sûr changés et avoir enfilé des vêtements neufs (qui, soit dit en passant, sont chauds et moites à cause de l'humidité de 80-90 %), un Succo de Vitaminas (en français : Smoothie) :-) Très savoureux ! Au fait, ici, quiconque a un peu d'argent a à côté d'une parabole satellite un mixeur. On trouve des mixeurs dans toutes les formes, tailles, puissances et couleurs. Le Brésil a une grande culture du jus. Peut-être est-ce dû à l'énorme quantité de fruits qui mûrissent chaque jour et à la chaleur qui oblige à boire beaucoup. Ou à la nature qui se développe à une vitesse incroyable (tout pousse tellement vite qu'on peut le voir, les blessures guérissent de manière visible d'une heure à l'autre, etc.). Ce qui ne doit cependant jamais manquer dans un jus au Brésil, c'est le sucre, qui est présent dans les jus et aussi dans tout ce qui est comestible (à condition que ce ne soit pas définitivement salé). J'ai essayé quelques sucreries (ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas fan des sucreries et que je ne les aime pas vraiment :-) ) et elles étaient toutes, sans exception, trop sucrées pour moi. Beaucoup de sucreries contiennent du jaune d'œuf et du sucre, ou du sucre et de la gélatine, ou du sucre et du lait. Homme et femme doivent aimer ça ;-)

17h15
Alors que nous suspendons nos vêtements mouillés au soleil qui revient, la terre dégage l'humidité qu'elle a absorbée grâce à la pluie. Pas étonnant que l'humidité soit si élevée ici !
18h35
Il commence à faire sombre, les moustiques se font entendre, il faut bien s'appliquer un répulsif, car les moustiques sont les porteurs et principaux vecteurs de toutes sortes de maladies.

20h12
Nous sommes assis ensemble, discutons de sujets importants, soudain, la volontaire brésilienne pousse un cri et me désigne avec effroi derrière moi : une tarentule, énorme, poilue, d'un diamètre de 15 cm et pour moi le pur horreur. (J'ai une peur terrible des araignées, au point que ça me rend vraiment malade quand je vois de si grosses créatures poilues). Dieu merci, cette araignée est à l'extérieur de nos moustiquaires, mais même ainsi, ça me donne la nausée de dégoût. Beurk... et pourtant. Pour une raison quelconque, Dieu a créé ces animaux en grande quantité et dans de nombreuses espèces. Donc, ces petites bêtes ont aussi leur rôle dans le monde, dans la nature et sont sûrement importantes dans la chaîne alimentaire des moustiques. Ma sœur raconte alors qu'elle a trouvé un tel animal dans notre salle de bain (NOTRE salle de bain) juste une semaine avant mon arrivée. Beurk, à partir de maintenant, je vais regarder soigneusement dans la salle de bain avant d'y entrer ! (Bien sûr, cela amuse tous les colocataires, mais je m'en fous vraiment !)

21h48
Ah, il a recommencé à pleuvoir, comme s'il n'y avait pas de demain. Je suis curieux de voir à quoi ressemblera la rivière demain, ce matin, il ne manquait que 5 cm pour déborder.
22h24
Je suis allongé dans mon lit et j'essaie d'ignorer le bruit de la pluie, mais c'est tellement agréablement monotone... que le bruit... me rend de plus en plus calme... mes yeux se ferment lentement.... Pluie.
17 février 8h14
Il pleut encore.... dis-moi, est-ce qu'il pleut vraiment encore ?
L'air est encore beaucoup plus lourd qu'hier, mon drap colle à moi, mes cheveux aussi, tout est humide, mouillé et collant. C'est l'Amazonie.

11h26
Il a cessé de pleuvoir et Ágnes et moi tentons de faire fonctionner la machine à laver, avec l'espoir joyeux que le soleil se montrera vraiment plus tard et sèchera nos vêtements.
12h43
Le soleil se fait encore attendre, mais il fera très très chaud tout à l'heure ! Je le sens. La nature aussi. Après la pluie, tout pousse et fleurit, bruissait et chante deux fois plus vite et fort !
13h20
La première famille indienne est arrivée, Vanderlei avec sa femme et son fils. Vanderlei est un des enseignants de l'école biblique que la DIPM organise ici depuis plusieurs années.
Une plus grande groupe (environ 10 personnes) arrivera ce soir, venant du dernier jour de leur voyage en canoë sur le Rio Madeira.
15h24
Il fait maintenant vraiment chaud, le soleil brille chaudement dans le ciel et on a juste envie d'un Agua de Cocô bien frais.
Ági, Chrissi et moi partons à la recherche d'un palmier approprié pour cueillir nos 3 noix de coco.
Hahaaaa... ce n'est pas si simple, on essaie avec un grand couteau de jungle, un petit hachoir et une longue tige en métal avec un crochet au bout.
16h08
Nous avons réussi à récolter nos 3 noix de coco, au loin on entend déjà le tonnerre et quelques gouttes de pluie tombent lentement mais de manière progressivement plus fréquente sur nous. Super ! Vite, ramenez le linge avant qu'il ne soit à nouveau trempé. En passant, il est presque sec (et c'est déjà très bien ici !).

16h23
Ces noix doivent maintenant être cassées, ce qui n'est pas si facile, car la noix de coco, comme nous la connaissons, se trouve à l'intérieur du fruit. Cette chair ligneuse que vous pouvez voir sur la photo doit d'abord être séparée, ou il faut frapper à un bon angle afin de ne pas seulement fendre le bois mais aussi faire un trou dans la noix.
16h43
Les noix sont cassées et nous avons environ 150 ml d'Agua de Cocô, que nous partageons bien sûr comme des soeurs.
Il pleut de plus en plus fort, mais je veux sortir la chair de coco. Vite, nous fendons toutes les noix et allons ensuite rapidement à l'intérieur.

17h50
Je viens juste de finir de vider les noix. Cela a été un bon morceau de travail. Je commence lentement à comprendre pourquoi ma boisson préférée pour le service de nuit (Innocent 1L d'eau de coco), les flocons de coco ou d'autres produits à base de coco sont si chers. Les récolter est un vrai travail pénible.

18h35
J'ai retiré la chair d'une noix de coco et j'essaie maintenant de travailler le bois dur avec une grosse lime, une fine et un peu de papier de verre. C'est vraiment épuisant, mais on voit :
19h41
Ça en vaut la peine ! Le premier bijou est déjà terminé.
Oh, j'ai oublié de mentionner qu'il a encore plu pendant environ 2 heures et demie ?
J'espère vraiment que la rivière tiendra jusqu'à ce que tous les Indiens soient arrivés à la station missionnaire.

20h00
Après une douche froide très rafraîchissante (au fait, il n'y a pas d'eau chaude ici), je décide de préparer un délicieux sorbet mangue-coco pour demain. Donc, purée de mangue, chair de coco, un peu d'eau dans le mixeur. Hacher finement. Mettre dans un ancien récipient de margarine et au congelateur avec.
Je sais qui mangera un délicieux dessert demain :-D

23h11
Normalement, je dors à cette heure-ci (surtout ici à Porto Velho), mais je ne peux pas m'endormir. Il y a un gros orage et on a l'impression que chaque tonnerre fait trembler les murs de notre maison en bois vraiment stable. Au-dessus de moi, la pluie tombe toujours bruyamment sur le toit de la maison. Entre tous ces bruits, on peut entendre quelque part les chiens aboyer, qui annoncent probablement l'arrivée des 10 nouveaux Indiens.
Ce sont là deux journées tout à fait normales en Amazonie ;-)