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Tag 1 - D'Astorga à Rabanal

Publié: 30.05.2017

La première nuit était... bon. J'aurais pu laver un premier ensemble de vêtements, mais il n'y avait malheureusement aucune occasion de sécher. Alors je les ai suspendus dans la chambre et j'ai laissé la fenêtre ouverte toute la nuit. Ce que je ne savais pas, c'est que ma fenêtre donnait directement sur une route très fréquentée, du coup il ne m'a pas été difficile de me lever.

Le plan était de marcher en ville (environ 2 km), de visiter la cathédrale qui, selon mon guide, ouvre toujours à 9 heures, et de prendre mon petit-déjeuner là-bas. À cette occasion, je voulais aussi prendre mon premier tampon au bureau du tourisme pour mon passeport de pèlerin. Le petit-déjeuner au soleil était agréable et à la table d'à côté, il y avait un groupe de 6-7 autres Allemands. J'ai brièvement envisagé de les rejoindre, mais une voix saxonne/thuringienne incroyablement pénétrante et dominante m'en a dissuadé. Je ne suis pas encore si en manque de communication !

Comme l'office du tourisme n'ouvrait qu'à 10 heures, je voulais profiter de ce temps pour visiter la cathédrale. Malheureusement, mon guide mentait, elle n'ouvre qu'à 10 heures pour la messe ! J'ai donc utilisé ce temps pour me promener un peu dans les ruelles d'Astorga où il y avait un marché.

Quand il a enfin été 10 heures, j'ai pris mon premier tampon et je suis parti. Le chemin hors d'Astorga longeait d'abord une route peu fréquentée, où je croise un groupe de soldats lourdement chargés de la base aérienne locale au pas de course. Je suis ensuite passé par des chemins de campagne à travers la prairie jusqu'à Murias de Rechivaldo. À partir de là, mon guide m'a recommandé un 'détour intéressant' à travers Castrillo de los Polvozares. À cet effet, il fallait tourner à gauche après l'auberge. Et qu'est-ce que j'ai fait ? En effet, j'ai tourné à gauche avant l'auberge. Je me suis rendu compte de mon erreur après environ 1 km, heureusement, une intersection devait venir encore un kilomètre plus loin qui devait me remettre sur le bon chemin. Enfin à l'intersection, j'ai donc tourné à droite et après environ 100 mètres, j'ai vu trois grands chiens noirs aboyant et grognant approcher de moi. Comme j'étais sûr qu'ils ne voulaient pas 'simplement jouer', je me suis retourné et j'ai couru, les trois chiens continuant à aboyer et à grogner, me suivant à 2-3 mètres comme s'ils conduisaient un troupeau de moutons. Après environ 200 mètres, heureusement, ils ont perdu tout intérêt pour moi ou j'étais hors de leur territoire, car ils se sont arrêtés. Je ne sais pas s'il s'agissait de chiens sauvages ou de chiens de garde, à ce moment-là, cela m'importait peu... Maintenant, je devais faire les 2 km de retour, soit 4 km de détour pour rien !

Le chemin vers Santa Catalina de Somoza me conduisait de nouveau à travers la prairie et un paysage de plus en plus vallonné. J'ai dépassé une famille asiatique avec deux enfants, le plus jeune ayant peut-être tout juste 5 ans ! Alors, Buon Camino...

Au fait, tout le monde ici est très gentil et amical. Même les habitants nous souhaitent souvent un 'Buon Camino' en passant, et lorsque des motards passent sur la route, ils font signe. Juste avant Santa Catalina de Somoza, je me suis assis au bord de la route à l'ombre sous un arbre et j'ai fait une pause. En enlevant mes chaussures et mes chaussettes, j'ai remarqué que j'avais déjà une petite ampoule à la cheville gauche et j'ai immédiatement pris toutes les mesures disponibles. Pas déjà le premier jour !

Arrivé à El Ganso, je me suis d'abord offert une San Miguel dans le saloon pour cowboys. Et pour manger ? Boqadilla Chorizo ! Après une demi-heure agréable, je suis reparti. Au départ, je voulais passer la nuit à El Ganso, mais comme il n'était que 14 heures, j'ai décidé de m'attaquer aux 7 km jusqu'à Rabanal.

En route, j'ai fait mes premières rencontres : une Canadienne (dans la trentaine), qui, lors de son voyage européen de 90 jours, veut faire le maximum de choses depuis le Portugal en passant par le Camino jusqu'à la traversée des Alpes, et un couple d'Argentine. Ils m'ont dit qu'ils réservaient souvent leur lit par téléphone à l'avance, car sinon, il arrive qu'à partir de 14 heures, il n'y ait plus de place dans les auberges. J'ai commencé à avoir un peu peur sur le chemin vers Rabanal, car le ciel devenait de plus en plus sombre et après ma rencontre avec les chiens, j'avais peu d'envie de camper à la belle étoile... Mais j'ai eu de la chance et j'ai tout de suite eu un lit dans une salle commune avec 17 lits superposés (pour lesquels il y a deux douches et des toilettes) dans la première auberge. Je suis déjà sûr que je ne vais pas passer toutes mes nuits dans une auberge mais que je me ferai parfois le luxe d'une chambre individuelle...

Maintenant que je suis allongé sur le lit depuis une heure, mes jambes me font déjà assez mal. J'espère que demain ce ne sera pas trop grave.

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Répondre (1)

Majori
Auf gehts! Weiter so. Das schaffst du!